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20 Dissertations Espace Fonctionnaire

La retraite des salariés du privé et des fonctionnaires

Les âges clés de la retraite des fonctionnaires

Les âges clés varient selon l’emploi occupé par le fonctionnaire

90 % des fonctionnaires de l’État occupent un emploi dit « sédentaire », les 10 % restant un emploi dit « actif » c’est-à-dire présentant des risques particuliers ou des fatigues exceptionnelles comme par exemple les policiers ou les surveillants pénitentiaires.

L’âge minimum pour partir à la retraite

L’âge minimum appelé également « l’âge d’ouverture des droits » varie entre 60 et 62 ans pour les fonctionnaires « sédentaires ». Les « actifs » peuvent partir plus jeune : par exemple entre 50 et 52 ans ou entre 55 et 57 ans, selon leur année de naissance.

L’âge maximum pour partir à la retraite

À partir d’un certain âge appelé « âge limite », les fonctionnaires ne peuvent plus exercer leur fonction : ils sont mis d’office à la retraite. Il existe des exceptions notamment en raison de la situation familiale.
La limite d’âge pour partir en retraite varie entre 65 et 67 ans pour les sédentaires et entre 55 et 57 ans ou 60 et 62 ans pour les actifs.

 

Le mode de calcul

Une retraite à faire calculer pour s’y retrouver

La retraite de fonctionnaire représente 75 % du dernier traitement lorsque le fonctionnaire a fait une carrière complète.

Retraite des fonctionnaires : formule de calcul

Pour avoir droit à une retraite de la fonction publique, il faut avoir accompli au moins 2 ans de service.

La retraite correspond à un pourcentage du dernier traitement (qui remplace le mot salaire dans la fonction publique) :
 

  • le traitement pris en compte est calculé à partir de celui des 6 derniers mois d’activité,
  • le pourcentage est déterminé en fonction de la durée des services de fonctionnaire :
Année de naissanceNombre minimum de trimestres requis
1952164
1953 - 1954165
1955 - 1957166
1958 - 1960167
1961 - 1963168
1964 - 1966169
1967 - 1969170
1970 - 1972171
à partir de 1973172

 

Le résultat obtenu peut être minoré par l’application d’une décote en fonction de la durée totale de la carrière.

 

Pour les agents des postes actifs, le nombre de trimestres requis dépend de l’année à partir de laquelle ils ont le droit de partir à la retraite :
 

Année de naissanceTrimestres requis
2013 à 2017165
2018 à 2020166
2021 à 2023167
2024 à 2026168

 

Quelle retraite lors d’une carrière incomplète dans la fonction publique ?

Le fonctionnaire, auquel il manque des trimestres de service dans la fonction publique, touche une pension diminuée.

Exemple : un fonctionnaire né en 1953 a validé 160 trimestres dans la fonction publique. Pour obtenir le taux de 75 %, il lui faut 165 trimestres. Sa pension sera liquidée au taux de 72,73 % : 75 % x 160/165.

Le risque de décote

Si le fonctionnaire au cours de toute sa carrière n’a pas validé dans les différents régimes auxquels il a appartenu,le nombre de trimestres nécessaire pour avoir le taux de 75 %, sa retraite subira une décote.

Exemples :

  • un fonctionnaire né en 1953 a validé 160 trimestres dans la fonction publique et 5 trimestres en tant que salarié. Sa pension de la fonction publique sera liquidée au taux de 72,73 %. Mais il échappera à la décote puisqu’il aura les 165 trimestres nécessaires au taux plein,
  • Si en revanche, il n’a validé que 2 trimestres au titre de son activité salariée, sa retraite sera liquidée au taux de 72,73 %. Elle subira ensuite un abattement lié aux 3 trimestres qui lui manquent pour avoir une carrière complète.

La décote ne sera pas appliquée si le fonctionnaire part à la retraite lorsqu’il a atteint la limite d’âge.Afin d’atténuer les effets de la décote qui est entrée en application en 2006, jusqu’en 2019, l’âge auquel s’annule la décote est avancé par rapport à la limite d’âge.

 

©All Contents, GALLAY Isabelle, mise à jour Laurence de Percin, décembre 2016

À noter

Vous avez démarré votre vie active avant 20 ans et avez accompli une longue carrière ? Vous pouvez bénéficier de la retraite anticipée pour carrière longue.

Lors des épreuves écrites, tout jury d’un concours de la fonction publique cherche à vérifier que les futurs lauréats possèdent des connaissances de base et une bonne culture administrative mais aussi des qualités de rapidité, de décision et de synthèse. Et trop nombreux sont les candidats qui échouent à 0,25 points de l’admissibilité faute d’avoir su convaincre. Pourtant 5 conseils clés et exercices bien mis en pratique permettent de ressortir des épreuves écrites avec au moins ces certitudes : le travail rendu est achevé, les idées et le plan proposés viables et le hors-sujet évité…

Avant de se préparer : Appréhender le « plan de charge »

Le concours est la règle de recrutement dans les 3 fonctions publiques : Etat, hospitalière, territoriale (régions, départements et communes), et leurs établissements (ex. offices HLM, CCAS, syndicats, etc.). Chaque concours est ouvert pour un nombre de postes déterminé. Il en existe pour tous les niveaux d'étude, classés en 3 catégories hiérarchiques et désignés en ordre décroissant par les lettres : A, B et C. Pour la catégorie A qui permet d’accéder aux fonctions de direction, d’encadrement, de conception et d’expertise, un niveau Bac +3 / Bac + 5 (niveau II ou I) est requis ; pour des emplois dits de catégorie B requérant une technicité particulière, où les agents peuvent aussi encadrer des équipes, des ateliers, des services (encadrement intermédiaire), le niveau se situe au Bac (niveau IV), et pour les emplois de 1er niveau de qualification, de catégorie C, le candidat devra soit posséder le diplôme national du brevet (DNB - anciennement brevet des collèges ou BEPC), un BEP ou un CAP soit avoir le niveau mais il se peut aussi qu’aucun diplôme ne soit requis.

On trouve ensuite, trois sortes de concours : « externe », accessible à tout candidat titulaire du diplôme requis selon la catégorie visée ; « interne », accessible aux fonctionnaires ou agents publics justifiant d’une certaine expérience professionnelle ou de durée de service dans l’administration ; et, le « 3e concours », ouvert aux personnes justifiant d'une expérience en qualité d'élu, de salarié ou responsable d'association ou d'activités professionnelles de droit privé (salarié d’une entreprise publique ou privée, indépendant,…).

Chaque concours se compose d’épreuves écrites et orales mais qui diffèrent, en général, selon le niveau du concours. Parmi les épreuves écrites les plus répandues, on trouve : la note administrative, la note de synthèse, la dissertation de culture générale, la dissertation juridique, le résumé de texte mais aussi, de plus en plus, les réponses à des questions courtes et les questionnaires à choix multiples (QCM).

Réussir le concours est « L’Objectif » de tout candidat au bout de plusieurs mois de travail, voire même une année. Quel que soit le type de concours ou la catégorie, il convient d’appréhender le « plan de charge ». Se renseigner sur la nature des épreuves auprès de l'organisateur (CNFPT ou centres de gestion, pour les concours de la fonction publique territoriale ; CNG pour ceux de l’Hospitalière ; les IRA, les ministères ou encore le site http://www.fonction-publique.gouv.fr/score pour les concours de la FPE) est donc un préalable indispensable. Par exemple, dans les QCM, on peut retrouver :

  • des QCM avec proposition de réponses et une seule réponse juste (uni réponse), qui sont un travail de mémoire,
  • des QCM avec proposition de réponses qui font appel au raisonnement et qui sont un travail de connaissances
  • ou avec proposition de choix - vrai/faux ou oui/non - qui sont un travail de réflexion et de rapidité
  • ou des QCM associant les différentes possibilités, plus complexes, et qui font appel surtout à la vigilance...

Pour compléter, il est bon d’aller chercher sur Internet les contenus détaillés des matières au programme et les annales des questions et sujets donnés dans les différentes spécialités notamment pour les épreuves où il n’y a pas de programme défini. Très souvent, le programme des épreuves orales spécifiques permettra également d’avoir une indication sur le degré de précision des connaissances demandées.

Connaître les « règles du jeu »  et les attentes du jury

Comment être prêt le jour des épreuves et ne pas vivre l’angoisse de la page blanche ? S’organiser une bonne préparation en amont avec un planning de révisions.

Outre les brochures de présentation, les notes de cadrage, il sera important d’étudier les rapports des jurys. Ces documents ne donneront pas la méthode à mettre en œuvre mais indiqueront les codes qui régissent les épreuves.

5 points, valables pour toutes les épreuves écrites, sont essentiels à avoir en tête :

  1. Rendre un travail achevé.

Sans ce premier point pas de bonne note possible. Une partie qui manque, une fin bâclée, dans un style télégraphique ou illisible, des développements trop brefs… conduiront nécessairement à une note en dessous de la moyenne. Et cela quelle que soit la qualité du reste.

  1. Traiter le sujet.

Une évidence a priori mais dans les faits, les candidats commettent souvent cette erreur en annonçant une partie mais en développant un contenu qui ne correspond pas ou en développant des idées certes exactes et proches du sujet mais qui lui sont mal rapportées, etc.

  1. Structurer les réponses.

Hormis le résumé de texte ou les QCM, dans toutes les épreuves écrites, il est indispensable de rendre un devoir structuré. La dissertation doit par exemple comporter une introduction annonçant le sujet, définissant les termes clés, énonçant la problématique (de 15 à 20 lignes), un plan équilibré avec un développement en deux ou trois parties – subdivisées en sous-parties et une conclusion. La conclusion doit montrer que les enjeux du sujet sont saisis et marquer une ouverture vers d’autres matières et problématiques. Pour les questions de culture générale, il vaut mieux que le plan « se dégage » à la lecture du devoir.

  1. Apporter un contenu de qualité.

Ainsi dans l’épreuve de la note de synthèse, ce qui importe c’est la manière dont le candidat va valoriser les informations essentielles du dossier, et les adapter aux besoins d’une personne qui ne le connaît pas. Seuls les « meilleurs » doivent être retenus pour l’oral. Et pour préserver un niveau de recrutement de qualité, les jurys préfèreront réduire la liste des « admissibles » en assumant pleinement le risque de ne pouvoir, au final, pourvoir tous les postes par la voie du concours plutôt que de « repêcher » des copies médiocres.

  1. Veiller à la forme rédactionnelle et maîtriser le vocabulaire spécifique.

Les erreurs de vocabulaire témoignent généralement d'un manque de rigueur, mais aussi d'un manque de maîtrise. Le candidat devra être vigilant à employer la bonne terminologie et à utiliser des mots dont il maîtrise parfaitement le sens. Enfin, la façon dont les propos seront perçus dépend, bien sûr, de la nature des idées, mais également de la qualité de la forme : présentation de la copie, maîtrise de la langue (orthographe…), style. Si le candidat doit se corriger, il doit le faire clairement et proprement. Une copie trop approximative sur ce point (ratures nombreuses, erreurs de syntaxe, style très lourd, plus de 10 fautes…) n’aura pas la moyenne car ces défaillances constitueraient un sérieux handicap de la vie professionnelle. Pour ce qui est des QCM par exemple, il est important de cocher clairement les réponses. Toute rature qui crée un doute dans l’esprit du correcteur, fait perdre au minimum un point.  

Se préparer : acquérir une culture administrative, s’entraîner et persévérer  

Réviser, s’entrainer, s’autoévaluer, et… persévérer. Bref, pour réussir, il faut se coacher !

Pour réussir, savoir organiser son temps en fonction du résultat escompté est indispensable. Un moyen simple de convaincre son cerveau que le sommet de la montagne est atteignable : faire en sorte que chaque pas est faisable et accessible. La parade : faire la liste de tout ce que qu’il y a à réviser (et donc faire des choix) et se tenir aux plannings de révisions / préparation. Concrètement, cela signifie : d’une part, découper les révisions en objectifs, avoir un calendrier et se noter la ou les soirées réservées aux révisions, voire des week-ends entiers à l’approche des épreuves… D’autre part, il faut aussi savoir s’organiser dans le temps. Evidemment, il faut réviser pour les QCM de connaissances, par exemple, en fonction du programme fourni et lire les ouvrages appropriés (ex. Connaissances des institutions). Aucune impasse n’est possible au risque de tomber sur un sujet non connu et au bout, d’avoir une note éliminatoire. S’il y en a un thème ou une matière (ex. finances publiques, droit public…) où le candidat est très mauvais (ou qu’il déteste), il doit se forcer à le/la travailler. Mais attention, il ne faut pas limiter ses révisions à cela. Si les sujets des épreuves sont souvent préparés plusieurs semaines - voire des mois - à l'avance, ils peuvent présenter un intérêt spécifique en raison d'une actualité, qu’un bon candidat ne devra pas manquer d'intégrer à son devoir. Suivre l'actualité générale et lire la presse (Le Monde, Les Echos…), pour étendre sa culture, en étant particulièrement attentif à la dimension étatique (ou territoriale ou encore hospitalière en fonction du concours préparé) des questions traitées, ne peut se faire en fin de préparation. 20 minutes par jour de lecture « de travail » (et non de simple détente) suffit pour être efficace. La lecture des journaux spécialisés (ex. La Lettre du cadre territorial, La gazette des communes pour ce qui concerne la FPT) servira, quant à elle, de base à la construction de fiches qui doivent aider le préparant à améliorer et actualiser, de façon systématique, ses connaissances théoriques.

Ensuite : il faut s’entraîner. Avoir en tête les conseils méthodologiques est important mais faire et refaire des exercices reste incontestablement la meilleure clé de réussite. Encore et toujours. Seul ou en groupe. Réviser en groupe de 2 ou 3 personnes peut suffire pour aider à progresser et être efficace, puisqu’un candidat qui maîtrise un thème explique souvent mieux qu’un (bon) ouvrage, les détails, car il a eu à faire les mêmes démarches. Ensuite, cela stimule, aide à se concentrer et à garder un bon rythme de travail. Et enfin, cela élargit les points de vue. La persévérance et l’entraînement régulier font progresser rapidement. A la fois quant au fond, dans la maîtrise des grands sujets, et quant à la forme, dans les techniques d’expression. Reste enfin, qu’un entraînement efficace doit se faire de façon à être mis en situation. Tout d’abord sur un temps illimité puis en fonction de la durée de l’épreuve. C’est la seule façon d’évaluer son niveau et de déterminer les points à travailler. Les annales (cf. https://www.carrieres-publiques.com/annales-concours-fonction-publique) avec des indications de corrections constituent une bonne base. Les organisateurs des concours publient souvent sur leur site Internet les sujets les plus récents et complets (avec les dossiers pour la note par exemple) mais tous ne publient pas les indications de corrections mises à disposition des correcteurs, il faut donc parfois se rapprocher des organisateurs. Des publications qui gagneront à être complétées par des travaux corrigés lors de formations intensives par exemple (https://www.carrieres-publiques.com/formation-concours-fonction-publique). Un « joker » certes, mais important : qu’elles se présentent sous forme d’entraînements à la maison et/ou de stages « présentiels », les formations offrent un suivi rapproché et permettent aux candidats de demander des conseils en direct aux intervenants.

Passer à l’action  dans un « état d’esprit positif » 

Les épreuves écrites sont aussi des épreuves physiques et mentales qu’il faut donc aborder en forme et dans un état d’esprit positif. Certaines épreuves – comme la note de synthèse par exemple - sont réputées « infaisables » par certains ex-candidats sur les forums. « Traiter un dossier de plus de 30 pages en 4 heures ? ». Et pas de complexe à avoir face aux « faux externes », s’ils ont l’avantage d’être déjà confrontés aux réalités des administrations, il est fréquent pour le jury de constater que leurs connaissances de base ne sont pas suffisantes. Aussi, avant de se lamenter, il faut se convaincre que la question n’est pas de réaliser un devoir parfait mais de rendre une copie la meilleure possible. Le problème devient donc relatif : inutile d’avoir lu toutes les pièces du dossier pour décrocher une bonne note, mais en revanche, il faut toujours rendre un devoir achevé (aucun brouillon ne peut être accepté). S’approprier les outils pédagogiques, la « méthode », les techniques de lecture active, apprendre à analyser une photo, un dessin… et faire le lien avec le sujet à traiter, construire un plan adapté par exemple, sont des points de passage obligés qui vont permettre aux candidats de prendre confiance.

Parmi les principaux réflexes à acquérir : S’informer. Il faut se rappeler que les concours de la fonction publique doivent permettre de déceler les meilleurs agents de demain. Donc ceux qui disposent d’une culture générale et « citoyenne ». Pour réussir, il faut savoir chercher l’information utile, que ce soit pour élaborer une synthèse, une composition de culture générale ou une fiche de lecture. Et cela demande ici de savoir où se trouve l’information, de distinguer ce qui est utile et ce qui l’est moins.

Ensuite, réfléchir… à l’information recueillie. Autrement dit, il faut s’approprier ses lectures en prenant des notes « personnelles », par exemple. Dans le même esprit, le bon candidat est celui qui sera capable d’isoler des idées, de les relier, mais aussi de prendre du recul critique et, par exemple, dans la composition générale, ouvrir un « problème » au-delà des « faits ». Enfin, au moment de rédiger, il faudra avoir appris à communiquer pendant les entraînements :

  • en prenant en compte le destinataire, ses attentes, ses besoins (« Que ferais-je à sa place ? qu’attendrais-je ? »…). Dans la rédaction de la note par exemple, même si son auteur n’est pas un décideur, le devoir servira d’aide à la décision. Son contenu doit permettre au lecteur de se positionner de manière « responsable » (parce que bien informé),
  • en construisant un plan en fonction des différents aspects informationnels que le futur lauréat veut faire passer, et surtout, sans chercher à « plaquer » sur sa copie le plan d’un précédent corrigé, 
  • en respectant « la forme » (les règles de rédaction, de présentation). Régulièrement, les rapports des jurys soulignent la faiblesse orthographique de « trop » nombreuses copies. Le style diffère selon qu’il s’agira d’un QCM à réponses courtes, d’un résumé de texte… Il ne s’agit pas ici d’avoir un style littéraire, mais d’avoir une écriture claire, simple et concrète. Dans tous les cas, l’excès d'abréviations est à éviter.

Côté méthode, elle doit être au service du candidat (et non l’inverse). En fonction de sa personnalité, chacun l’adaptera. Même si les débuts peuvent faire peur tant la logique intellectuelle peut paraître éloignée de ses habitudes, il faut garder le cap et se rappeler qu’il s’agit tout de même de règles qui ont fait la preuve de leur efficacité par le passé. En prenant un peu de recul, le candidat entraîné se rendra compte que les thématiques possibles ne sont pas infinies, que les règles répondent à une logique somme toute assez élémentaire ou encore que les connaissances enregistrées en traitant une épreuve de note peuvent servir dans une dissertation. Et s’il reste un doute sur quoi que ce soit ? Avant qu’il ne soit trop tard, il ne faut pas hésiter à poser des questions sur les réseaux sociaux, sur les forums des sites Internet dédiés, mais aussi à d’autres candidats ou lauréats… afin de lever toutes incertitudes anxiogènes et contreproductives.

Le jour J : Organiser son temps pour terminer les épreuves

Le Jour J, chaque minute compte, savoir gérer son temps est primordial, cela fait même partie de l’évaluation.

Les épreuves écrites demandent de la sérénité pour bien les réussir. Ne pas dormir la veille et arriver complètement stressé anéantiront tous les efforts de préparation. Le stress doit être positif, à savoir, jouer un rôle d’émulation. Il ne faut pas oublier que les épreuves obligent à composer de longues heures assis(e). Quelques jours avant les écrits, il pourra être bénéfique d’augmenter le nombre de séances de son sport préféré et d’insérer des activités qui ont un effet relaxant (relaxation, yoga, médiation, marche).

Et le jour J : il est important d’arriver à l’heure, pour repérer les lieux et prendre le temps de se calmer si le stress est important. Pendant l’épreuve, le conseil clé : savoir gérer rigoureusement son temps. Le temps est limité (de 3 à 4 heures), chaque minute est précieuse. Les notes de cadrage précisent d’ailleurs que cette gestion fait « partie intégrante de l’évaluation ». Il faut donc, pour chaque épreuve, définir une répartition type du temps :

  • Pour une note de synthèse de 3 heures, la répartition peut s'opérer ainsi : lecture du sujet (10 minutes), lecture rapide des documents (15 minutes), puis approfondie (90 minutes), rédaction (60 minutes) et relecture (5 minutes) ;
  • Pour un résumé de texte de même durée, il est conseillé de diviser l’épreuve en 6 étapes : approche du texte (5/10 minutes), compréhension avec lecture globale (15/20 minutes), lecture analytique (40/60 minutes), réexpression, avec une première version (40/60 minutes) puis une rédaction définitive (20/30 minutes) et enfin une relecture finale (5 minutes).
  • Pour un QCM (qui n’est pas un jeu de hasard), en fonction du nombre de questions et de la durée de l’épreuve, il est important d’évaluer le temps imparti à chacune des questions en prévoyant un temps pour : la lecture des consignes, la rédaction et une relecture générale (5 minutes). Les questions ne sont pas classées par ordre croissant de difficultés. Inutile dès lors de s’attarder et bloquer sur une question. Traiter en priorité les questions paraissant simples et dont la réponse vient spontanément sera rassurant. A la fin le candidat pourra revenir sur les questions où il sera passé. Astuce, si le barème est affiché : se concentrer sur les questions qui valent le plus de points.

Bien sur, toutes ces indications sont à voir et à adapter en fonction des difficultés de chacun.

Pour réussir, et ce quelle que soit la nature de l’épreuve, il est indispensable d’analyser les termes du sujet posé, de lire consciencieusement les consignes, d’essayer d'avoir une vision d'ensemble de l'épreuve pour éviter, notamment, d’être hors sujet. Quelques remarques sur le brouillon (ex. idées principales, phrases clés, éléments de solutions, références,…) et commencer par ce que l’on sait sont un début. Ensuite, lorsque le candidat a, au brouillon, construit son plan, avant de passer à la phase de rédaction, il doit se demander si son plan répond bien au sujet. Dans le cas contraire, il est alors encore temps de le modifier. Enfin, veiller à terminer l’épreuve pour disposer de quelques minutes pour la relecture. C’est indispensable pour vérifier l’orthographe mais aussi l’aspect de la copie. Un bon test : si vous relisez votre copie avec plaisir, que la structure du devoir est équilibrée (parties à peu près égales…), vous pouvez alors supposer qu'il en sera de même pour le correcteur.  

En conclusion, un planning défini, un travail au jour le jour, une synthèse des lectures sur des fiches claires et précises, des entraînements réguliers sont les ingrédients indispensables à tout candidat bien préparé. Mais attention, même les meilleurs candidats peuvent connaître une « baisse de régime » et un emploi du temps pesant. Ce n’est pas grave. Tout le monde a besoin d’être « re-dynamisé » de temps en temps. Des plages de détente peuvent aider à retrouver de la motivation. De même, il n'est absolument pas nécessaire de tout connaître et de tout maîtriser sur le bout des doigts tant le risque de s’éparpiller est important. Le secret c'est d'identifier et de noter ses points forts et ses points faibles, afin de jauger le travail plus ou moins important à faire. Conscient de son rythme, le futur « admissible » pourra d'autant mieux s’organiser, se préparer… avant d’entamer, confiant, les révisions pour passer les épreuves orales !